Guess

La saison des amours chez les jeunecouillons commence en général en mars et s’achève en février de l’année suivante. Un pic de reproduction survient pendant les mois d’été, lorsque les proies de tout continent abondent de toute part.

La saison des amours des jeunecouillons commence toujours par une parade qui peut être diurne ou nocturne. Nous assistons ici à une parade diurne : lorsqu’une jeunecouillonne est en chaleur, elle le fait savoir en parant son visage de couleurs diverses et en dégageant des phéromones (parfum vanillé, huile de coco, crème hydratante à la mangue, gel douche à la framboise…) qui indiquent aux mâles qu’elle aime la salade de fruits que c’est bon, bientôt ils vont pécho.

La jeunecouillonne en chaleur profite en général de la moindre hausse des températures ou du chauffage du bureau pour se débarrasser discrètement des couches de vêtements qu’elle estime inutiles et encombrants pour l’acte de reproduction. Le but pour elle est de simuler la nudité tout en ne se dévêtant pas complètement, sous peine d’attirer, non pas le jeunecouillon, mais l’ensemble des espèces mâles de la zone. Toute la tâche de la jeunecouillonne consiste donc à doser avec soin ses effets, ce que toutes ne parviennent pas à faire (voir spécimens Miley Cyrus, Paris Hilton, ou encore Clara Morgane). Nous voyons sur cette photo un exemple de jeunecouillonne maîtrisant parfaitement les codes complexes de sa parade, puisqu’elle parvient à exposer ses deux membres inférieurs et son buste protubérant tout en portant une robe longue à col rond. Bravo.

Quand la jeunecouillonne est prête, le jeunecouillon s’approche alors, hésitant et feignant d’avoir autre chose à faire.

C’est alors une parade réciproque qui se met en place : la jeunecouillonne enchaîne sans relâche grimaces boudeuses, suçotements étudiés de ses doigts, éclats de rire, tripotages capillaires et autres regards lointains. Notons que la parade sera totalement râtée si la jeunecouillonne omet les regards lointains. En effet, si la malheureuse s’amuse à suçoter ses doigts tout en regardant le jeunecouillon dans les yeux, la parade prendra fin sur le champ car le jeunecouillon interprètera le message comme une invitation à zapper toutes ces conneries de parade à la noix et à passer immédiatement à la phase de reproduction proprement dite.

Pendant la parade, le jeunecouillon, lui, s’attachera essentiellement à bander ses muscles (pour commencer) pour le cas où la jeunecouillonne jetterait un œil discret sur lui entre deux regards lointains, et à adopter une mine sérieuse, voire inquiète, pour feindre d’être un mâle important avec de gros problèmes à gérer, en d’autres termes le sacro-saint mâle dodominant.

En réalité, la jeunecouillonne découvrira bien assez tôt que le jeunecouillon n’est qu’un crétin puéril infoutu de dominer ne serait-ce que ses pulsions et qu’il n’a d’autre problème à gérer dans sa vie que la traditionnelle soirée babyfoot du jeudi soir. C’est ainsi que peu à peu, la jeunecouillonne se transformera en vieillaigrie et les mâles en vieuxcouillons.

Tout ça pour se reproduire. Les couillons.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s